Temps de répit pour les aidants d’enfants et de jeunes en situation de handicap
20 juin 2024

De nombreuses personnes, que l’on appelle « aidants », aident de manière quotidienne ou ponctuelle des proches en situation de handicap et/ou malades, afin de favoriser leur maintien à domicile ou dans l’attente d’une place en institution spécialisée. On estime aujourd’hui en France de 8 à 11 millions le nombre d’aidants[1]. Pour les aider à souffler le temps d’une journée ou d’une nuit, des dispositifs « de droit au répit » sont proposés, notamment en Haute Garonne. Zoom sur l’association “Escapades de ouf vers l’ordinaire” à Toulouse.
L’aide au répit pour les aidants
Qui sont les aidants ?
Est considéré comme « proche aidant » (ou « aidant familial ») toute personne qui « vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir des actes ou des activités de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie, du fait de l’âge, de la maladie ou d’un handicap » [2]
Il peut s’agir de n’importe quel proche (frère ou sœur, enfant, parent… etc.), dépendant, qui a besoin d’aide de manière régulière ou ponctuelle.
Le droit au répit pour les aidants
Le droit au répit, qui existe depuis 2015, permet à tout aidant de demander un accueil temporaire en établissement, en séjour de vacances et/ou une aide à domicile pour la personne dont il s’occupe.
Ces solutions permettent aux aidants de les soulager et de souffler.
Répit familial ou répit parental : de quoi parle-t-on ?
Les deux notions sont proches, mais ne répondent pas exactement au même besoin.
Le répit parental : un temps pour souffler
Le répit parental concerne directement le parent ou la personne qui assume la charge effective de l’enfant.
Il peut s’agir de bénéficier de quelques heures sans les enfants, de retrouver une activité personnelle, de prendre du temps pour soi, de rencontrer d’autres parents ou simplement de sortir temporairement des contraintes du quotidien.
Le répit peut également permettre au parent de prendre du recul et de retrouver des ressources pour exercer sa parentalité plus sereinement. Le répit contribue à préserver ou rétablir l’équilibre familial, à renforcer les relations intrafamiliales et à prévenir l’épuisement parental.
Le répit familial : souffler ensemble
Le répit familial vise davantage la famille dans son ensemble.
Il peut permettre aux parents et aux enfants de partager un moment de loisirs, de vacances ou une parenthèse hors du quotidien.
Dans une famille dont l’un des enfants est en situation de handicap, le répit familial peut aussi permettre de retrouver des temps partagés avec les autres enfants de la fratrie, lorsque l’enfant concerné par le handicap bénéficie parallèlement d’un accompagnement adapté.
Le répit familial peut donc répondre à une question importante : comment continuer à vivre des moments de famille qui ne soient pas uniquement consacrés aux soins, aux rendez-vous et aux démarches ?
Une association pour les familles d’enfants en situation de handicap à Toulouse
Une association « de ouf »
L’association “Escapades de ouf vers l’ordinaire” propose, tous les jeudis matins, des temps d’accueil pour les enfants et jeunes en situation de handicap (notamment ceux déscolarisés et/ou avec peu de prise en charge) pour offrir des temps de répit à leurs proches aidants ou leurs familles.
Les activités proposées sont diverses et variées : jeux en plein air, temps calmes avec des livres, jeux de société, expériences sensorielles dans la salle Snoezelen.
Elles sont encadrées par 2 professionnelles formées et expérimentées et d’au moins un(e) bénévole sensibilisé(e), pour s’adapter au mieux aux besoins des publics accueillis (par groupe de 6 enfants maximum).
Informations et inscriptions sur la fiche structure
Autres structures en Haute Garonne
Pour voir les structures pouvant accompagner les personnes en situation de handicap et/ou leurs proches, cliquez sur la carte interactive de Parents 31 en filtrant sur la thématique « handicap ».
FAQ sur les aidants et le droit au répit
Qui peut être aidant familial MDPH ?[3]
Peut être reconnu comme « aidant familial » d’une personne en situation de handicap
- Le/la conjoint(e), mari ou femme
- Un/une descendant(e) ou ascendant(e) ou collatéral (jusqu’au 4ème degré de la personne en situation de handicap)
Comment en savoir plus sur le rôle de « proche aidant » ?
Pour en savoir plus sur le rôle et les aides de « proche aidant » ou « aidant familial », vous pouvez vous renseigner auprès de votre Caf
Pour plus d’informations vous pouvez également vous renseigner auprès de :
- Les CCAS de votre commune
Quelles sont les aides financières pour les aidants ?
De part l’impact que la situation d’aidant peut avoir sur sa vie et ses revenus, le proche aidant peut prétendre à des aides financières ou des congés spécifiques, dont les conditions varient en fonction de sa situation et son profil (âge, lien avec la personne dépendante, situations familiale, professionnelle et/ou personnelle… etc.).
Pour connaître les prestations auxquelles vous avez droit, renseignez-vous :
– Auprès de votre Caf pour :
- l’allocation journalière de présence parentale (Ajpp) ;
- l’allocation journalière du proche aidant (Ajpa).
– Et auprès de votre Conseil départemental pour les prestations de compensation du handicap (PCH) et Prestation de compensation du handicap – aide à la parentalité
Quels sont les engagements d’un aidant familial ?
Il s’agit d’un engagement important et souvent très prenant, qui peut revêtir plusieurs formes (soins de la vie quotidienne, accompagnement aux tâches administratives, activités domestiques, courses et ménage…) et dont l’objectif est de favoriser le maintien à domicile.
Est-ce normal d’avoir besoin de souffler quand on est parent aidant ?
Oui. Le besoin de répit ne signifie pas que l’on aime moins son enfant ou que l’on ne souhaite plus s’en occuper. Le répit peut justement permettre au parent de récupérer, de prendre du recul et de préserver son équilibre. Le répit parental est un moyen de prévenir l’épuisement et de soutenir les ressources du parent.
Comment savoir si j’ai besoin de répit ?
Vous pouvez vous poser quelques questions simples : ai-je régulièrement du temps pour moi ? Est-ce que je récupère suffisamment ? Ai-je renoncé à des activités ou à des relations importantes pour moi ? Est-ce que je me sens constamment sollicité ? Est-ce que la vie familiale est entièrement organisée autour des besoins de mon enfant ?
Il n’est pas nécessaire d’attendre une situation d’épuisement pour demander du soutien.
Je suis aidant, comment bénéficier du droit au répit ?
Tout aidant prenant soin régulièrement d’un proche en situation de handicap ou malade peut faire une demande de solutions de répit.
Pour vous renseigner et trouver une solution de répit, vous pouvez vous informer auprès :
- Des PFR, plateformes d’accompagnement et de répit
- De la MDPH, Maison Départementale des personnes en situation de handicap de la Haute Garonne
- Du CCAS, centre communale d’action sociale de votre commune
Quelles sont les accueils possibles ?
Il existe des ressources pour permettre d’accueillir ou d’aider les personnes en situation de handicap ou dépendantes, afin de soulager temporairement les aidants[2]
- Une aide à domicile pour les aidants ou familles concernées
- Des places d’accueil de jour ou de nuit
- Un accueil temporaire dans un établissement médico-social, une famille d’accueil ou une maison de répit
- Des séjours de vacances adaptés
Pour plus d’informations, cliquez ici
Vous êtes une structure de Haute Garonne et proposez des propositions d’accompagnement pour les personnes en situation de handicap ou leurs familles ? Inscrivez-vous sur l’espace dédié de parents 31 ou remplissez ce formulaire.
Sources

